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Rapport aux autres· Morale

Le sentiment moral

Axe: La source de la morale — D'où la morale tire-t-elle son autorité ?

La morale s'enracine dans une sensibilité naturelle : sympathie, pitié, répugnance à voir souffrir. La raison éclaire, compare et corrige, mais elle ne crée pas l'obligation ; , et une nature humaine partagée explique que les morales, par-delà leurs variations, se ressemblent tant.

Qui défend cette position

Philosophes 1

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Humeinférable

« La morale est plus proprement sentie que jugée » : la raison, qui compare des idées ou établit des faits, ne peut à elle seule produire les distinctions morales. Celles-ci reposent sur des sentiments d'approbation et de désapprobation, que la sympathie élargit et que l'adoption d'un point de vue général corrige de leur partialité ; la raison éclaire les faits, les relations et les conséquences pertinents, sans produire à elle seule l'approbation ou la désapprobation. Les règles de justice et de propriété naissent bien d'une convention d'intérêt mutuel, sans contrat ni promesse originaires, mais cette origine ne remplace pas le fondement sentimental de leur approbation morale.

Traité de la nature humaine, III, I, 1-2 ; III, II, 2 ; III, III, 1 · Enquête sur les principes de la morale, appendice I

Fondements et implications
↑ Ce qui la fondeLe sentiment moral — La source de la morale=Le sentiment moralLa source de la morale
Descriptif
Naturalisme — Nature et culture=NaturalismeNature et culture
Descriptif
Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.

↑ Ce qui la fonde

Nature et culture

Si nos conduites s'enracinent dans une nature humaine stable, une sensibilité morale innée devient possible : la sympathie de Hume, la pitié de Rousseau ou les germes de Mencius supposent que le cœur moral est donné par la nature avant d'être façonné par la culture.

↓ Ce qu'elle implique

Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.

Problèmes
  • Descriptif Question
    Sans Dieu, tout est permis ?

    Si aucun garant transcendant ne soutient nos devoirs, gardent-ils leur force d'obliger, ou deviennent-ils des choix qu'on peut toujours défaire ? Les sociétés sécularisées mettent la formule à l'épreuve chaque jour.

    la morale sans garant
  • Descriptif
    Un sentiment peut-il obliger ?

    Constater que la nature nous a faits compatissants décrit un fait ; en conclure que nous devons l'être franchit le pas de l'être au devoir. Si la morale n'est qu'un sentiment, que répondre à celui qui ne le ressent pas ?

    l'autorité d'un sentiment