Rapport aux autres· Morale
Corriger, non châtier
Axe: La responsabilité morale — Faut-il attribuer des torts ou des mérites ?
Il faut continuer de répondre aux actes, blâmer, sanctionner, féliciter, non parce que c'est mérité au fond, mais parce que c'est efficace : comprendre n'empêche pas d'agir. On renonce au ressentiment, pas à la réponse ; la question n'est plus « le mérite-t-il ? » mais « qu'est-ce qui rendra les choses meilleures ? ».
- Descriptif QuestionLa loterie du mérite
Deux chauffards identiques, un enfant traverse devant un seul : le hasard fait l'un meurtrier et l'autre chanceux. Et ce que nous louons, talents, caractère, n'a pas été choisi davantage : si la chance imprègne tout, que reste-t-il du mérite propre ?
la part de chance dans le mérite - DescriptifTout comprendre, est-ce tout excuser ?
Si chaque acte a ses causes, l'excuse valable pour l'un, la tumeur, la contrainte, devrait valoir pour tous, et plus personne ne serait blâmable. À moins que l'excuse ne distingue précisément entre des causes, et que comprendre ne soit pas excuser.
l'excuse universelle - PrescriptifMoralePeut-on renoncer au ressentiment ?
Un monde guéri du ressentiment serait-il plus doux ou moins humain ? Renoncer à en vouloir, est-ce une sagesse accessible, ou la fin des relations de personne à personne ?
le ressentiment - PrescriptifPolitique et droitDu blâme à la peine
Si nul ne mérite au fond, la rétribution s'effondre, mais faut-il la pleurer ? Protéger, dissuader et réparer suffisent peut-être à fonder la peine, sans jamais parler de dette.
la peine méritée