Axe: Améliorer la nature humaine — Devons-nous utiliser la technique pour améliorer la nature humaine au-delà du soin ?
La nature humaine n'est pas sacrée : c'est un état transitoire que nous avons le droit, et peut-être le devoir, d'améliorer. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions accroître nos capacités physiques et cognitives, repousser la vieillesse et la mort, et réduire la souffrance.
Là où le bioconservatisme voit dans la nature humaine une limite à respecter, le transhumanisme tient le corps et l'esprit donnés pour un point de départ contingent, façonné par une évolution aveugle. Rien ne sanctifie cet héritage : empêcher la médecine, la génétique ou l'augmentation cognitive d'étendre nos capacités au nom de la « nature » serait une superstition. L'augmentation n'est que la continuation délibérée de ce que la culture et la technique font depuis toujours.
More, « Transhumanism: Toward a Futurist Philosophy » · Bostrom, « In Defense of Posthuman Dignity »
Fondements et implications
↑ Ce qui la fondeUne feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.
↑ Ce qui la fonde
Explication de la nature
Si le corps vivant est une machine régie par des lois physiques, il peut en principe être réparé, augmenté et reconfiguré comme tout mécanisme. La conception mécaniste du vivant, dont La Mettrie fit jadis « l'homme-machine », nourrit le transhumanisme de Bostrom, pour qui la nature humaine n'est pas un donné sacré mais un état perfectible. Le lien reste une inférence contestable : le mécanisme classique ne visait pas l'amélioration, mais il en lève l'interdit de principe.
↓ Ce qu'elle implique
Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.