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Rapport à soi· Corps et vie

Bioconservatisme

Axe: Améliorer la nature humaine — Devons-nous utiliser la technique pour améliorer la nature humaine au-delà du soin ?

Modifier techniquement la nature humaine est une transgression dangereuse : elle menace la dignité de la personne, l'égalité entre les générations et notre rapport au donné. La fragilité et la finitude ne sont pas des défauts à corriger, mais des conditions du sens de la vie humaine.

Qui défend cette position

Philosophes 1

Jonasexplicite

Avec les biotechnologies appliquées à l'homme, le pouvoir technique ne s'exerce plus sur des objets mais sur son propre auteur. s'oppose au clonage humain au nom d'un « droit à l'ignorance » : il redoute que le clone soit enfermé dans l'attente sociale de reproduire une vie déjà connue, sans supposer que l'identité génétique détermine un destin. Il récuse le projet d'abolir la mort ou de prolonger indéfiniment la vie : la mortalité est le prix de la vie et la condition de son renouvellement par la naissance.

Le Principe responsabilité, ch. I · « Laßt uns einen Menschen klonieren », in Technik, Medizin und Ethik (1985) · « The Burden and Blessing of Mortality » (1992)

Fondements et implications
↑ Ce qui la fondeBioconservatisme — Améliorer la nature humaine!BioconservatismeAméliorer la nature humaine
Prescriptif
Finalisme — Explication de la nature=FinalismeExplication de la nature
Descriptif
Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.

↑ Ce qui la fonde

Explication de la nature

Si la nature est ordonnée par des fins et que chaque organisme tend vers sa forme accomplie, vouloir refaire techniquement l'humain revient à violer un ordre porteur de sens. Le finalisme soutient le bioconservatisme : chez Jonas, la finitude et la vulnérabilité ne sont pas des défauts à corriger, mais des conditions d'une vie proprement humaine.

↓ Ce qu'elle implique

Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.