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ArgumentLa sagesse de la frontière
La sagesse n'est pas de tout accepter ni de tout vouloir changer, mais de savoir distinguer l'un de l'autre.
Soutient Faire la part des choses
- Le tort commun des deux extrêmes est de fixer d'avance la frontière du possible : trop étroite pour le stoïcien, qui range presque tout du côté de l'inévitable ; inexistante pour le prométhéen, qui ne reconnaît aucune limite définitive.
- Or cette frontière n'est ni donnée une fois pour toutes ni partout la même : elle dépend des circonstances, des forces, du moment. La sagesse n'est donc pas une position fixe, mais un jugement à reprendre cas par cas sur ce qui, ici et maintenant, dépend de moi.
- Cette faculté de bien délibérer sur ce qu'on peut faire, les Anciens l'appelaient : non la timidité, mais l'art d'ajuster l'action à ce que la situation permet. Agir avec énergie sur le possible, accueillir sans amertume l'irréductible, voilà ce qu'elle vise.
Donc Donc la voie juste n'est pas à mi-chemin des deux sagesses, mais au-dessus : c'est le discernement qui décide, à chaque épreuve, de la part de l'action et de la part de l'acceptation.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
La sérénité, le courage, et la sagesse
- Une prière qu'on attribue à Reinhold Niebuhr a fixé cette sagesse en une formule devenue célèbre, qu'on peut rendre ainsi : la sérénité d'accepter ce qu'on ne peut changer, le courage de changer ce qui peut l'être, et la sagesse d'en faire la différence.
- Tout l'effort tient dans le dernier mot : la différence n'est jamais donnée d'avance, c'est à chacun de la tracer, encore et encore.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Objection
Problème