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Objection

Ce qu'aucun progrès ne rejoint

Le progrès recule les limites de l'humanité, non celles de votre vie.

Objecte à

  1. Accordons que le savoir a défait bien des fatalités. Mais ces victoires sont celles de l'espèce, et le plus souvent statistiques : la médecine fait reculer la mortalité, elle n'abolit pas votre mort.
  2. Or l'épreuve, vous, vous la vivez au singulier : ce deuil-ci, cette maladie-ci, ce temps qui ne reviendra pas. Aucun progrès collectif ne rend l'être perdu, ni ne vous rendra l'âge que vous aviez. Devant cela, l'ambition de transformer reste les mains vides.
  3. Le prométhéen risque alors de toujours différer la paix : tant qu'il reste une limite à repousser, il ne s'accorde pas le repos, et il en reste toujours une. À mesurer sa sérénité à sa maîtrise, il se condamne à n'être jamais en paix là où, justement, il ne peut rien.

Donc Donc même un progrès sans fin laisse intacte une part d'irréductible, celle où chacun, seul, doit composer avec ce qu'il ne changera pas.

Résolutions possibles de l'objection

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