Le renard et le lapin
Si toute souffrance compte, quelle qu'en soit la cause, la nature sauvage est un massacre qu'il faudrait faire cesser : le critère mène trop loin.
Objecte à
- Le pathocentrisme tient que la souffrance est un mal en elle-même, pour quiconque l'éprouve : ce qui compte, c'est la douleur, non celui qui la cause.
- Or la nature est pleine de souffrances que personne ne cause : le lapin dévoré vivant, la gazelle sous la lionne, les milliards de petits qui meurent de faim ou de parasites. « Presque tout ce pour quoi les hommes sont pendus ou emprisonnés, la nature le fait chaque jour », notait .
- Si une souffrance comparable appelle une considération comparable, il semble que nous devrions intervenir : protéger les proies, nourrir les affamés, peut-être supprimer les prédateurs. Beaucoup jugent cette conclusion absurde ou dangereuse.
Donc Donc ou bien le pathocentrisme accepte une conclusion extravagante, ou bien la souffrance ne fonde pas, à elle seule, nos devoirs : il faut tenir compte de qui la cause, ou de l'équilibre des milieux.
Résolutions possibles de l'objection