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ObjectionAttaque la position

Le renard et le lapin

Si toute souffrance compte, quelle qu'en soit la cause, la nature sauvage est un massacre qu'il faudrait faire cesser : le critère mène trop loin.

Objecte à

  1. Le pathocentrisme tient que la souffrance est un mal en elle-même, pour quiconque l'éprouve : ce qui compte, c'est la douleur, non celui qui la cause.
  2. Or la nature est pleine de souffrances que personne ne cause : le lapin dévoré vivant, la gazelle sous la lionne, les milliards de petits qui meurent de faim ou de parasites. « Presque tout ce pour quoi les hommes sont pendus ou emprisonnés, la nature le fait chaque jour », notait .
  3. Si une souffrance comparable appelle une considération comparable, il semble que nous devrions intervenir : protéger les proies, nourrir les affamés, peut-être supprimer les prédateurs. Beaucoup jugent cette conclusion absurde ou dangereuse.

Donc Donc ou bien le pathocentrisme accepte une conclusion extravagante, ou bien la souffrance ne fonde pas, à elle seule, nos devoirs : il faut tenir compte de qui la cause, ou de l'équilibre des milieux.

Résolutions possibles de l'objection

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