Voir l'axe · Cercle moral

Argument

La dignité de la personne

Seul un être qui peut se donner des raisons et répondre de ses actes est une fin en soi : c'est là ce qui fonde des devoirs de justice.

Soutient

Kant · Fondements de la métaphysique des mœurs, II ; Leçons d'éthique

  1. Un être a un statut moral plein quand il peut être lésé, avoir des torts à faire valoir, non seulement subir un dommage : on peut blesser une bête, mais peut-on lui « faire injustice » ?
  2. Or droits et devoirs vont de pair : n'a de droits que ce qui peut aussi reconnaître des devoirs, entrer dans l'espace des raisons où l'on se rend des comptes, ce qui est le propre des êtres rationnels.
  3. Animaux et nature ne peuvent ni promettre, ni consentir, ni répondre de rien : ils relèvent de notre bienveillance, non de la justice ; nous leur devons des égards, non le respect dû à un égal.

Donc Donc le cercle de la justice est celui des personnes : la cruauté envers les bêtes est un mal parce qu'elle nous dégrade et trahit notre humanité, non parce qu'une injustice serait faite à la bête.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait