La dignité de la personne
Seul un être qui peut se donner des raisons et répondre de ses actes est une fin en soi : c'est là ce qui fonde des devoirs de justice.
Soutient
Kant · Fondements de la métaphysique des mœurs, II ; Leçons d'éthique
- Un être a un statut moral plein quand il peut être lésé, avoir des torts à faire valoir, non seulement subir un dommage : on peut blesser une bête, mais peut-on lui « faire injustice » ?
- Or droits et devoirs vont de pair : n'a de droits que ce qui peut aussi reconnaître des devoirs, entrer dans l'espace des raisons où l'on se rend des comptes, ce qui est le propre des êtres rationnels.
- Animaux et nature ne peuvent ni promettre, ni consentir, ni répondre de rien : ils relèvent de notre bienveillance, non de la justice ; nous leur devons des égards, non le respect dû à un égal.
Donc Donc le cercle de la justice est celui des personnes : la cruauté envers les bêtes est un mal parce qu'elle nous dégrade et trahit notre humanité, non parce qu'une injustice serait faite à la bête.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Objection