Le tout contre l'individu
Si seul le tout compte, alors on peut sacrifier l'individu, y compris l'humain, au nom de l'équilibre : c'est un « fascisme environnemental ».
Objecte à
Regan, Sagoff · Les Droits des animaux · 1983
- L'écocentrisme place la valeur dans le tout, l'intégrité de la communauté biotique, dont les individus ne sont que des membres.
- Mais alors un individu peut être sacrifié dès qu'il nuit à l'équilibre : abattre en masse les animaux d'une espèce surnuméraire, voire, si la logique tient, traiter une population humaine trop nombreuse comme un excès pour la « santé » de l'ensemble.
- Or nous tenons que l'individu sensible, sa souffrance, sa vie, compte pour lui-même, et non seulement comme rouage d'un système : traiter les êtres comme de simples moyens au service du tout heurte ce que la morale a de plus ferme.
Donc Donc la valeur ne peut résider dans le seul tout : une éthique acceptable doit d'abord protéger les individus sensibles, quitte à ne faire de l'intégrité écologique qu'un bien majeur parmi d'autres, non le bien suprême.
Résolutions possibles de l'objection