La sensibilité, une frontière arbitraire ?
Pourquoi la souffrance, et non la vie ? Un arbre, une bactérie poursuivent aussi leur bien : la sensibilité est-elle vraiment la bonne limite ?
Objecte à
Schweitzer, Paul Taylor · Respect for Nature · 1986
- Le pathocentrisme fait de la capacité de souffrir le seuil du statut moral : en deçà, rien ne compte.
- Mais tout vivant, sensible ou non, poursuit son propre bien : un arbre croît, se répare, résiste ; il « veut vivre » à sa manière, sans le sentir.
- Si compter, c'est avoir un bien qui peut être servi ou contrarié, alors la sensibilité n'est qu'une façon parmi d'autres d'avoir un tel bien : la retenir seule, n'est-ce pas un nouveau privilège, celui des êtres qui sentent ?
Donc Donc la frontière de la sensibilité pourrait être aussi arbitraire que celle de l'espèce : ou bien le respect va à toute vie qui poursuit son bien, ou bien il faut dire pourquoi seul le fait de sentir donne un titre.
Résolutions possibles de l'objection