Voir l'axe · Cercle moral

ObjectionAttaque la position

La sensibilité, une frontière arbitraire ?

Pourquoi la souffrance, et non la vie ? Un arbre, une bactérie poursuivent aussi leur bien : la sensibilité est-elle vraiment la bonne limite ?

Objecte à

Schweitzer, Paul Taylor · Respect for Nature · 1986

  1. Le pathocentrisme fait de la capacité de souffrir le seuil du statut moral : en deçà, rien ne compte.
  2. Mais tout vivant, sensible ou non, poursuit son propre bien : un arbre croît, se répare, résiste ; il « veut vivre » à sa manière, sans le sentir.
  3. Si compter, c'est avoir un bien qui peut être servi ou contrarié, alors la sensibilité n'est qu'une façon parmi d'autres d'avoir un tel bien : la retenir seule, n'est-ce pas un nouveau privilège, celui des êtres qui sentent ?

Donc Donc la frontière de la sensibilité pourrait être aussi arbitraire que celle de l'espèce : ou bien le respect va à toute vie qui poursuit son bien, ou bien il faut dire pourquoi seul le fait de sentir donne un titre.

Résolutions possibles de l'objection

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