Le chagrin pour l'animal
Quand votre chien souffre, c'est pour lui que vous avez mal, non pour votre propre humanité : nos devoirs envers les bêtes ne peuvent pas être seulement indirects.
Objecte à
- Pour l'anthropocentrisme, nous n'avons envers les animaux que des : dans sa version la plus nette, celle de , la cruauté est condamnable parce que « celui qui est cruel envers les bêtes s'endurcit aussi envers les hommes ».
- Mais voyez ce que nous éprouvons devant un chien blessé ou une bête maltraitée : ce n'est pas l'inquiétude pour notre caractère, c'est de la pitié pour elle. Et nous jugeons coupable celui qui torture un animal en secret, même s'il ne s'endurcit en rien.
- Supposons une cruauté sans témoin, qui ne change en rien son auteur : si le tort ne tenait qu'à ses effets sur nous, elle serait innocente ; personne ne le croit. C'est donc bien à l'animal que le tort est fait.
Donc Donc l'animal qui souffre compte pour lui-même : le cercle moral ne peut s'arrêter aux personnes sans contredire nos jugements les plus sûrs.
Résolutions possibles de l'objection