Le retour du loup
« Préserver l'écosystème », mais lequel ? La nature n'a pas d'état d'équilibre à défendre : c'est nous qui choisissons celui qui nous convient.
Objecte à
- L'écocentrisme juge une action à ce qu'elle préserve l'intégrité et la stabilité de la .
- Revenu d'Italie au début des années 1990, le loup a reconquis les Alpes françaises ; il y tue chaque année plusieurs milliers de brebis. Les uns saluent un écosystème qui retrouve son équilibre, les autres défendent des alpages façonnés par des siècles de pastoralisme, riches eux aussi en fleurs et en insectes. Où est l'« intégrité » : dans la montagne sans loups des années 1950, celle du Moyen Âge, celle d'avant l'agriculture ?
- La nature ne cesse de changer : glaciations, migrations, extinctions. Elle ne désigne aucun état comme le bon, et même un écocentrisme attentif aux processus plutôt qu'à un équilibre fixe doit choisir lesquels favoriser. Choisir celui qu'il faut préserver, c'est trancher selon nos valeurs, esthétiques, économiques ou affectives.
Donc Donc la « santé » d'un écosystème n'est pas un bien que la nature porte en elle, mais un jugement humain : derrière l'écocentrisme se cache peut-être un anthropocentrisme qui s'ignore.
Résolutions possibles de l'objection