Voir l'axe · Cercle moral

Argument

L'éthique de la terre

Une chose est juste quand elle tend à préserver l'intégrité, la stabilité et la beauté de la communauté du vivant ; injuste quand elle tend au contraire.

Soutient

Leopold, Næss · Almanach d'un comté des sables, « La land ethic » · 1949

  1. Aucun vivant n'existe seul : chacun n'est ce qu'il est que par le tout, sols, eaux, plantes, animaux, dont il dépend et qu'il fait tenir en retour, une communauté biotique.
  2. Une éthique centrée sur les seuls individus manque ce niveau : elle sait juger un acte envers tel animal, non envers une espèce, une rivière, un écosystème, qui peuvent prospérer ou s'effondrer sans être des individus sensibles.
  3. Or ce sont ces touts qui portent toute vie individuelle : leur intégrité est la condition de tous les biens particuliers, et possède à ce titre une valeur que la somme des individus ne capte pas.

Donc Donc l'homme n'est pas maître de la nature mais : le bien ultime est la santé de ce tout, dont chaque être, humain compris, n'est qu'une part.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait