L'éthique de la terre
Une chose est juste quand elle tend à préserver l'intégrité, la stabilité et la beauté de la communauté du vivant ; injuste quand elle tend au contraire.
Soutient
Leopold, Næss · Almanach d'un comté des sables, « La land ethic » · 1949
- Aucun vivant n'existe seul : chacun n'est ce qu'il est que par le tout, sols, eaux, plantes, animaux, dont il dépend et qu'il fait tenir en retour, une communauté biotique.
- Une éthique centrée sur les seuls individus manque ce niveau : elle sait juger un acte envers tel animal, non envers une espèce, une rivière, un écosystème, qui peuvent prospérer ou s'effondrer sans être des individus sensibles.
- Or ce sont ces touts qui portent toute vie individuelle : leur intégrité est la condition de tous les biens particuliers, et possède à ce titre une valeur que la somme des individus ne capte pas.
Donc Donc l'homme n'est pas maître de la nature mais : le bien ultime est la santé de ce tout, dont chaque être, humain compris, n'est qu'une part.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve