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Descriptif Expérience de pensée

Inné ou appris ?

Sur l'axe: Source de la connaissance · une idée innée

Naissons-nous l'esprit vide, une page blanche que les sens remplissent, ou possédons-nous déjà, avant toute expérience, des idées ou des structures que l'expérience ne fait que réveiller ?

Ce problème est mis en évidence par l'expérience de pensée Le problème de Molyneux :

Imaginez un homme aveugle de naissance, qui a appris à reconnaître au toucher un cube et une sphère : les mains posées dessus, il sait dire lequel est lequel. Un jour, par une opération, il recouvre la vue. On place devant lui, sans qu'il puisse les toucher, le cube et la sphère. Pourra-t-il, du seul regard, dire lequel est le cube et lequel la sphère ?

Molyneux, rapporté dans l'Essai de Locke (1688)

Reconnaîtra-t-il les formes du seul regard, ou tout est-il à apprendre des sens ?

Réponses possibles

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Positions de philosophes

Locke

Majeur
−0.9
Criticisme
Justification

Si une idée était vraiment , elle serait universellement reconnue ; or ni « ce qui est est » ni aucun principe moral ne l'est des enfants, des idiots ou des peuples lointains. Locke retourne ainsi l'argument cartésien du consentement universel contre et l'école rationaliste : l'esprit à la naissance est une , et toute idée se laisse retracer jusqu'à la sensation (les objets extérieurs) ou la réflexion (les opérations de l'esprit sur ses propres idées). Le pari est fort : montrer que ces deux seules sources suffisent à composer tout le contenu de la pensée, jusqu'aux notions les plus abstraites.

Supposons donc que l'esprit soit, comme on dit, un papier blanc, vide de tout caractère, sans aucune idée : comment vient-il à en être pourvu ? ... À cela je réponds d'un seul mot : par l'expérience.Essai sur l'entendement humain, II, ch. 1, §2

Essai sur l'entendement humain, I (contre les idées innées) et II, ch. 1 (sensation et réflexion)

Leibniz

Majeur
+0.8
Criticisme
Justification

Contre l'empirisme de , pour qui rien n'est dans l'entendement qui n'ait d'abord été dans les sens, Leibniz réplique : rien, sinon l'entendement lui-même. L'esprit n'est pas une mais porte en lui des en puissance, comme des veines dans le marbre ; les vérités nécessaires (logique, mathématiques, métaphysique) ne peuvent venir de l'expérience, qui ne donne que des cas particuliers. C'est un affirmé, tempéré par la reconnaissance du rôle des sens pour les vérités de fait.

Rien n'est dans l'entendement qui n'ait d'abord été dans les sens, sinon l'entendement lui-même.Nouveaux essais sur l'entendement humain, II, 1

Nouveaux essais sur l'entendement humain, préface et livre II, ch. 1 · Nouveaux essais, II, 1, §2 (les veines dans le marbre)

Repères: Locke · Leibniz