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ArgumentCe que les sens ne peuvent donner
« Sept et cinq font douze », « le tout est plus grand que la partie » : des vérités nécessaires et universelles qu'aucune expérience ne pourrait établir.
Soutient
Leibniz, Descartes · Nouveaux essais sur l'entendement humain, II, i · 1704
- Les sens ne livrent que des faits particuliers et contingents : ce corps-ci est chaud, ce cygne-là est blanc. Ils nous disent ce qui est, ici et maintenant, jamais ce qui doit être ainsi dans tous les cas possibles.
- Or nous possédons des vérités d'un tout autre ordre : que la somme des angles d'un triangle égale deux droits, que rien ne peut à la fois être et ne pas être. Elles valent nécessairement, partout, avant toute vérification, et aucune addition d'observations ne saurait les fonder ni les infirmer.
- Ce qui est nécessaire et universel ne peut venir de ce qui est contingent et particulier : la source de ces vérités est donc dans la raison, non dans les sens. « Rien dans l'entendement qui ne vienne des sens, excepté l'entendement lui-même. »
Donc Donc la raison possède des ressources propres, indépendantes de l'expérience : c'est en elle, et non dans les sens, que se fonde le savoir le plus certain.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Problème