Le savoir par intuition
Sur l'axe: Source de la connaissance · la saisie immédiate
Certaines connaissances semblent venir d'un seul coup, ni par un raisonnement ni par les sens : l'évidence d'un principe, la saisie soudaine d'une essence, la certitude du cœur. Est-ce une forme supérieure de raison, une sorte d'expérience, ou une illusion qui se pare du nom de savoir ?
Justification
La connaissance vraie procède des par enchaînement déductif, non de l'expérience sensible, source d'idées confuses (premier genre de connaissance). Le sommet est le troisième genre de connaissance, la science intuitive, qui saisit les choses dans leur nécessité à partir de l'essence de Dieu : c'est un assumé.
Ce genre de connaissance procède de l'idée adéquate de l'essence formelle de certains attributs de Dieu à la connaissance adéquate de l'essence des choses.Éthique, II, prop. 40, scolie 2
Éthique, II, prop. 40, scolie 2 (les trois genres de connaissance) · Traité de la réforme de l'entendement
Justification
La position de Husserl n'épouse ni l', qui rabat tout savoir sur la sensation, ni le qui déduit le réel de la seule raison : c'est là sa singularité. Son « principe des principes » est que toute intuition donatrice originaire est source de droit de la connaissance, mais l'intuition n'est pas que sensible. À côté de la perception du fait, il y a une , donation immédiate du général, qui a sa propre évidence. La connaissance se règle ainsi non sur une faculté privilégiée, mais sur le donné lui-même, tel qu'il se présente : un troisième terme, intuitionniste, qui passe entre les deux pôles classiques plutôt que de les arbitrer.
Idées directrices (Ideen I), §24 (« principe des principes ») · Recherches logiques, VI