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Rapport au vrai· Vérité, langage et science

Cohérence

Axe: Nature de la véritéQu'est-ce qui rend une affirmation vraie ?

Une affirmation est vraie si elle s'intègre sans contradiction dans un système d'ensemble : le vrai est le tout. Aucun énoncé isolé n'est vrai par lui-même, c'est sa place dans la totalité qui le justifie.

Qui défend cette position

Philosophes 2

Hegelexplicite

La vérité n'est pas l'accord d'une proposition isolée avec un fait : elle réside dans le système entier qui se développe et se médiatise lui-même. Une détermination prise à part est toujours unilatérale ; elle ne devient vraie qu'à sa place dans l'ensemble qui l'engendre et la dépasse. Ce n'est pas un simple accord interne des énoncés : le vrai est l'adéquation d'une chose à son concept, atteinte quand le tout s'est pleinement déployé.

Phénoménologie de l'esprit, Préface

Leibnizexplicite

Leibniz distingue les vérités de raison, nécessaires, dont la négation est contradictoire, et les vérités de fait, contingentes, fondées sur le principe de raison suffisante. Dans toute proposition vraie, le prédicat est contenu dans le sujet (praedicatum inest subjecto) : la vérité est une cohérence analytique des notions, garantie par l'entendement divin. La part de correspondance demeure pour les vérités de fait, mais le cœur de la doctrine est la cohérence interne des concepts.

Monadologie, §31-36 (vérités de raison et vérités de fait) · Discours de métaphysique, §8 (le prédicat est dans le sujet)

Fondements et implications
C'est une fondation racine, rien ne la fonde plus avant.Cohérence — Nature de la vérité=CohérenceNature de la vérité
Descriptif
Cohérentisme — Justification de la croyance=CohérentismeJustification de la croyance
Descriptif
↓ Ce qu'elle implique

Ce qui la fonde

C'est une fondation racine, rien ne la fonde plus avant.

Ce qu'elle implique

Justification de la croyance

Si une affirmation n'est vraie que par sa place sans contradiction dans un système d'ensemble, alors une croyance n'est justifiée que par sa cohérence avec tout le réseau des autres. La conception de la vérité comme cohérence soutient le cohérentisme : il n'y a pas de fondation ultime, mais des croyances qui se soutiennent mutuellement, du tout hégélien (Hegel) à la « toile » de Quine.