Rapport au monde· Philosophie de la religion
Fidéisme
Axe: Foi et raison — Quel rapport la foi entretient-elle avec la raison : accord, conflit ou indifférence ?
La foi échappe à la raison : Dieu se rencontre par le cœur, l'engagement ou le saut, non par la démonstration. Vouloir prouver la foi, c'est méconnaître sa nature, qui commence là où le calcul s'arrête.
Philosophes 3
Michel de Montaigneexplicite
Le ressort de l' est d'un paradoxal : en ruinant les prétentions de la raison à prouver quoi que ce soit de Dieu, Montaigne ne détruit pas la foi mais lui ôte ses faux appuis. Une raison incapable d'atteindre la moindre certitude ne saurait fonder la religion, qui ne peut donc tenir que de la grâce et de l'autorité, non de la démonstration. Loin d'opposer foi et raison dans un conflit, il les sépare en les hiérarchisant, la faiblesse même de la raison servant d'argument à la soumission croyante.
Essais, II, 12, « Apologie de Raimond Sebond »
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Wittgensteininférable
La croyance religieuse n'est pas une hypothèse rivale de la science : le croyant et l'incroyant sont « sur un tout autre plan ». C'est une image qui règle toute une vie, un engagement inconditionnel, non une conclusion tirée de preuves. D'où une position à la fois fidéiste (la foi comme engagement, non comme démonstration) et de domaines séparés (un autre plan que le factuel). Le « fidéisme wittgensteinien » est d'ailleurs une étiquette de ses critiques, non de lui.
Leçons sur la croyance religieuse (1938) ; Remarques mêlées
Rousseauinférable
La foi du vicaire ne repose ni sur l'autorité de l'Église ni sur une démonstration, mais sur le sentiment intérieur : c'est le cœur qui atteste Dieu là où la raison hésite. Cette religion de la conscience, à mi-chemin du fidéisme et d'une harmonie de la foi et de la raison naturelle, annonce le sentiment religieux des romantiques et de .
Rousseau, Émile, Profession de foi du vicaire savoyard