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Rapport au vrai· Croire et savoir

Cohérentisme

Axe: Justification de la croyanceQu'est-ce qui rend une croyance justifiée ?

Aucune croyance n'est justifiée toute seule : elle l'est par sa place dans un ensemble cohérent, où chacune se soutient des autres. Une idée tient si elle s'accorde sans contradiction avec tout le réseau de notre expérience, sans fondation ultime.

Qui défend cette position

Philosophes 1

Afficher les positions inférées (1)
Charles Sanders Peirceinférable

Peirce attaque de front le de : on ne peut pas douter à volonté ni feindre un doute qu'on n'a pas, le doute réel naît d'une surprise, d'un heurt de l'expérience, jamais d'une décision. Il refuse aussi l'intuition, cette prétendue connaissance première qui ne dériverait d'aucune autre : toute pensée est inférence à partir de pensées antérieures, signe renvoyant à d'autres signes. Du coup, la justification ne repose sur aucune croyance de base indubitable, mais sur la tenue de l'ensemble : le savoir est un câble dont la solidité vient de la multitude des fibres entrelacées, non une chaîne aussi faible que son maillon le plus fragile. Cette pente cohérentiste se double d'un trait fiabiliste, car ce qui valide une croyance est aussi la fiabilité éprouvée de la méthode qui l'a produite.

Questions concernant certaines facultés revendiquées pour l'homme (1868) · Quelques conséquences de quatre incapacités (1868)

Fondements et implications
↑ Ce qui la fondeCohérentisme — Justification de la croyance=CohérentismeJustification de la croyance
Descriptif
Cohérence — Nature de la vérité=CohérenceNature de la vérité
Descriptif
Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.

Ce qui la fonde

Nature de la vérité

Si une affirmation n'est vraie que par sa place sans contradiction dans un système d'ensemble, alors une croyance n'est justifiée que par sa cohérence avec tout le réseau des autres. La conception de la vérité comme cohérence soutient le cohérentisme : il n'y a pas de fondation ultime, mais des croyances qui se soutiennent mutuellement, du tout hégélien (Hegel) à la « toile » de Quine.

Ce qu'elle implique

Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.

Problèmes
  • Descriptif Mise en situation
    Faut-il le croire ?

    Face à une affirmation qu'on ne peut vérifier soi-même, qu'est-ce qui rendrait justifié d'y croire : de pouvoir la relier à une évidence de première main, sa cohérence avec tout ce qu'on sait déjà, ou la fiabilité de la source d'où elle vient ?

    une affirmation reçue
  • Descriptif
    La chaîne des raisons

    Toute croyance s'appuie sur une raison, qui s'appuie sur une autre : ou bien la chaîne s'arrête sur des croyances qui se justifient d'elles-mêmes, ou bien elle se referme en cercle où chacune soutient les autres, ou bien elle se perd à l'infini. Ces trois issues sont exactement les trois manières de répondre à « qu'est-ce qui justifie une croyance ? ».

    la chaîne des raisons
  • Descriptif
    Cohérent, mais faux ?

    Un ensemble de croyances peut être parfaitement cohérent et pourtant entièrement détaché du réel : un conte bien construit, un délire systématique, une théorie du complot qui explique tout et absorbe chaque objection. Si la cohérence ne suffit pas à toucher le monde, ne faut-il pas que les croyances répondent aussi à quelque chose du dehors, à l'expérience qui les dément ?

    un système cohérent