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Rapport à soi· Exister

Rien ne survit

Axe: Après la mortQuelque chose de nous survit-il à la mort ?

La personne finit avec le corps : la conscience, née de la matière organisée, se défait avec elle. Ce qui demeure n'est pas elle : des œuvres, des enfants, une mémoire chez d'autres, des traces qui durent tant qu'on les porte. La seule éternité disponible est celle des choses faites, non de celui qui les a faites.

Fondements et implications
↑ Ce qui la fondeRien ne survit — Après la mort=Rien ne survitAprès la mort
Descriptif
Matérialisme — Nature du réel=MatérialismeNature du réel
Descriptif
Se libérer de la crainte — La mort!Se libérer de lacrainteLa mort
Prescriptif
↓ Ce qu'elle implique

Ce qui la fonde

Nature du réel

Si tout est matière, la conscience se défait avec le corps qui la porte : le matérialisme fonde l'anéantissement, comme chez Lucrèce, où l'âme faite d'atomes fins se disperse à la mort. Le lien n'est pas absolu : van Inwagen défend une résurrection matérialiste par re-création divine.

Ce qu'elle implique

La mort

L'argument d'Épicure tient tout entier à l'anéantissement : si la mort est dissolution complète, elle n'est rien pour nous, et la crainte se dissout avec elle. Que quelque chose survive, et la mort redeviendrait quelque chose : c'est la croyance que rien ne survit qui fonde la libération de la crainte.

Problèmes
  • Descriptif
    Penser sans cerveau ?

    L'esprit naît, mûrit et défaille avec le corps, s'enivre avec lui, s'éteint sous un choc : ces liaisons prouvent-elles que la pensée meurt avec la chair, ou seulement que l'instrument conditionne l'usage sans être le musicien ?

    l'esprit et le cerveau
  • Descriptif
    Survivre dans ses œuvres ?

    Les œuvres, les enfants, la mémoire prolongent un nom, non une conscience : cette immortalité par procuration mérite-t-elle le mot de survie, ou n'est-elle qu'une consolation qui en détourne le sens ?

    les traces laissées