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Rapport au monde· Nature et vivant

Principe responsabilité

Axe: Générations futuresAvons-nous des devoirs envers les générations futures ?

Notre puissance d'agir s'étend désormais aux conditions de vie des générations à venir : nous avons le devoir d'agir de façon que les effets de nos actions soient compatibles avec la permanence d'une vie authentiquement humaine sur Terre. L'avenir lointain entre dans le champ de la morale.

Qui défend cette position

Philosophes 2

Afficher les positions inférées (2)
Baconinférable

Bacon conçoit son entreprise comme un legs : il sème pour des moissons qu'il ne verra pas, fonde un savoir dont les bénéfices reviendront aux âges futurs et travaille pour la postérité plus que pour son temps. Cette orientation vers ceux qui viendront n'est pourtant pas le principe de préservation d'un , qui veut protéger les générations futures de notre puissance : c'est l'inverse, l'espoir de leur transmettre cette puissance accrue comme un bienfait.

Novum Organum, préface de la Grande Restauration

Marxinférable

Le sens de l'action présente est tout entier l'émancipation des générations futures : le sacrifice révolutionnaire d'aujourd'hui se justifie par la société libérée de demain. Marx critique même l'attitude qui traiterait la terre comme une propriété : nulle société n'en est propriétaire, les hommes n'en sont que les usufruitiers et doivent la léguer améliorée aux générations suivantes, ce qui penche vers une responsabilité envers l'avenir.

Le Capital, livre III, ch. 46 (les hommes ne sont que les usufruitiers de la terre, à léguer améliorée)

Problèmes
  • PrescriptifMorale Expérience de pensée
    Le monde d'après

    Nos choix appauvrissent le monde lointain, mais décident aussi qui y naîtra : ces gens n'existeraient pas sous une autre politique. Peut-on leur nuire, si aucun d'eux n'est plus mal loti qu'il ne l'aurait été, faute d'avoir jamais existé autrement ?

    les gens du futur
  • Descriptif
    Un droit sans sujet ?

    Un droit semble exiger un titulaire qui existe ; les êtres futurs n'existent pas encore, ne réclament rien, ne peuvent rien pour nous. Peut-il y avoir une obligation sans réciprocité, sans personne pour la porter, ou notre devoir envers eux repose-t-il sur tout autre chose qu'un droit ?

    un être encore à naître
  • PrescriptifMorale
    Faire naître, ou ne pas nuire ?

    Avons-nous le devoir de faire naître des gens à venir, ou seulement, s'ils doivent exister, de ne pas leur nuire ? Rien ne semble nous obliger à créer des êtres heureux, tandis que créer des êtres misérables serait un tort ; et vouloir maximiser le bonheur total conduit à préférer une multitude de vies à peine bonnes à une petite humanité épanouie.

    la population à venir
  • PrescriptifPolitique et droit
    Un bien lointain vaut-il moins ?

    Un bien ou un mal fait à des gens du futur doit-il compter pour moins du seul fait de sa distance dans le temps, comme le fait le calcul économique qui escompte l'avenir, ou cette préférence pour le présent est-elle une faute morale, un simple manque d'imagination ? Un très faible taux annuel suffit à rendre une catastrophe lointaine presque sans poids aujourd'hui.

    un bénéfice futur
  • PrescriptifPolitique et droit
    Le partage entre les âges

    Admettons qu'on doive quelque chose au futur : quel est le juste partage des ressources et des charges entre les générations, combien chaque âge doit-il épargner, et qui paie le coût d'éviter un mal lointain, comme le fardeau climatique ?

    les ressources entre générations