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ArgumentL'argument de la propriété de soi
Je m'appartiens : nul n'a sur mon corps, mon temps et mon travail un droit que je ne lui aie cédé. Ce qui en naît est donc mien.
Soutient
Nozick, Locke · · 1974
- Chacun est propriétaire de lui-même, de son corps, de son temps, de ses forces ; personne d'autre n'y a un droit premier, sinon l'esclavage serait légitime. C'est un qu'aucune société ne confère et qu'aucune ne peut retirer.
- Or ce que je produis avec ce qui est mien, et ce que d'autres me cèdent librement en échange, prolonge cette propriété : le fruit du travail et de l'échange libre m'appartient au même titre.
- Une répartition est alors juste selon la manière dont elle s'est formée, par acquisitions et transferts légitimes, non selon la figure qu'elle dessine à un instant donné : il n'y a pas de « bonne photographie » des richesses à faire respecter.
- Dès lors, prélever de force une part de mes gains pour redessiner cette photographie, c'est disposer de mon travail sans mon accord, donc me traiter comme si j'appartenais en partie à autrui.
Donc Donc une redistribution imposée n'est pas un partage équitable mais une atteinte à des droits : la justice porte sur la légitimité des acquisitions, non sur l'égalité du résultat.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
L'acquisition d'origine
- Toute la chaîne des possessions remonte à un premier titre : comment une chose sans maître devient-elle légitimement mienne ?
- En y mêlant mon travail, répond , pourvu qu'il en reste « assez et d'aussi bon » pour les autres. Ce titre d'origine, transmis par échange libre, fonde toute la suite.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve