← Voir l'axe · Justice distributive
ArgumentLa doctrine de la suffisance
Ce qui est révoltant dans la pauvreté, ce n'est pas que d'autres aient plus, c'est que certains n'aient pas assez.
Soutient Suffisantarisme
Frankfurt · « L'égalité comme idéal moral » · 1987
- Quand l'inégalité nous indigne, regardons ce qui nous indigne vraiment : non que le riche ait dix maisons, mais que le pauvre n'ait pas de toit. C'est le manque, pas l'écart, qui parle à notre sens de la justice.
- Or l'égalité et la suffisance sont deux choses distinctes : on peut égaliser en nivelant par le bas, rendant tout le monde également démuni, sans rien régler ; et l'on peut couvrir les besoins de tous en laissant subsister de grands écarts au-dessus.
- Si c'est le manque qui compte, la juste mesure n'est pas « autant que les autres » mais « assez pour mener une vie digne » : au-dessus de ce seuil, l'écart perd l'essentiel de son poids moral.
Donc Donc la justice ne vise ni l'égalité parfaite des parts ni la seule liberté des échanges, mais un plancher : que nul ne tombe sous le seuil du nécessaire, l'inégalité au-dessus important bien moins.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Problèmes