Voir l'axe · Rapport au désir

Argument

La racine de la souffrance

Le désir nous enchaîne à ce qui nous échappe : s'en libérer, c'est tarir la source du tourment.

Soutient

Épictète, Le Bouddha · Manuel ; les quatre nobles vérités

  1. Désirer, c'est attendre quelque chose du monde : que tel événement arrive, que telle personne demeure, que telle chose nous revienne. Or rien de tout cela ne .
  2. Notre souffrance naît précisément de cet écart : non des choses elles-mêmes, mais de notre exigence qu'elles soient autres qu'elles ne sont. Le nomme cette soif , et y voit l'origine du ; les rappellent que rien ne nous trouble que notre jugement sur ce qui ne nous appartient pas.
  3. Si la souffrance vient de l'attachement, la délivrance vient d'en relâcher la prise : non plus exiger, mais accueillir. Ne plus vouloir que les choses soient autres, c'est leur ôter tout pouvoir de nous blesser.

Donc Donc apaiser ses désirs n'est pas se mutiler, mais se rendre libre : c'est reprendre à l'extérieur le gouvernement de sa propre paix.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Ce qui dépend de nous
  1. partage tout en deux : ce qui dépend de nous (nos jugements, nos désirs) et ce qui n'en dépend pas (le corps, la fortune, l'opinion d'autrui) ; toute la sagesse tient à ne désirer que le premier. C'est la .
  2. Le va plus loin : l'extinction de la soif est le lui-même, non un vide morne, mais la fin de ce qui nous brûlait.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait