← Voir l'axe · Rapport au désir
ArgumentLa mesure épicurienne
Trier ses désirs, c'est se délivrer de ceux qui, par nature, ne peuvent rassasier.
Soutient
Épicure ·
- Nos plus grands tourments ne naissent pas du manque de pain, mais de désirs sans limite naturelle : toujours plus de richesse, de pouvoir, de reconnaissance. Comme rien ne les rassasie, ils ne laissent jamais en repos.
- Or les désirs se laissent distinguer : les uns sont naturels et faciles à satisfaire, et leur satisfaction suffit à ôter la douleur ; les autres sont vains et sans mesure, et c'est de les poursuivre que vient le trouble, non de ne pas les atteindre.
- En examinant ses désirs pour satisfaire les premiers et congédier les seconds, on atteint un qui ne dépend plus de ce qu'on ne maîtrise pas : non l'excitation de l'assouvissement, mais l', cette absence de trouble, stable parce qu'elle ne tient qu'à soi.
Donc Donc la sagesse n'est ni d'enflammer ses désirs ni de les éteindre tous, mais de les mesurer : un contentement sobre, et durable parce qu'il est à notre portée.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Le quadruple remède
- Les épicuriens résumaient leur sagesse en quatre formules, le : les dieux ne sont pas à craindre, la mort n'est rien, le bonheur est facile à atteindre, la douleur est facile à supporter.
- Le tri des désirs en est le cœur pratique : c'est parce que le bonheur tient à peu de chose, des désirs simples et vrais, qu'il est « facile à atteindre » et hors de portée de la fortune.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Objection