Voir l'axe · Rapport au désir

Objection

Vivre, ou se retirer de la vie ?

Se détacher de ses désirs, c'est peut-être se retirer de la vie même.

Objecte à

  1. Le détachement promet la sérénité : ne plus rien attendre de ce qui ne dépend pas de nous, c'est n'être plus blessé par sa perte.
  2. Mais ce qui nous attache au monde, c'est justement le désir : aimer, espérer, s'engager, c'est tenir à des choses qu'on peut perdre. Retrancher cet attachement pour se protéger, c'est risquer de ne plus rien aimer assez pour en souffrir, donc de ne plus vraiment aimer.
  3. La paix gagnée pourrait alors ressembler à une absence : non la plénitude du sage, mais la tiédeur de qui s'est mis hors d'atteinte en se retirant de tout.

Donc Donc le détachement, poussé jusqu'au bout, menace de confondre la sérénité avec l'indifférence, et la libération avec le renoncement à vivre.

Approfondissements
Sérénité ou indifférence ?
  1. Les distinguaient l', l'affranchissement des passions troublantes, de l'insensibilité : le sage n'est pas de pierre, il aime et agit, mais sans être l'esclave de ce qu'il aime.
  2. L'objection demande si cette distinction tient en pratique : peut-on vraiment tenir à quelqu'un tout en restant prêt à le perdre sans en être atteint, ou bien le détachement finit-il toujours par refroidir ce à quoi il s'applique ?
Résolutions possibles de l'objection

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