Voir l'axe · Rapport au désir

Argument

Le désir comme puissance

Le désir n'est pas un manque à combler, mais une force qui produit et qui crée.

Soutient

Spinoza, Nietzsche

  1. Toute une tradition, de au , définit le désir comme manque : on ne désire que ce qu'on n'a pas, donc désirer, c'est souffrir, et la sagesse consisterait à désirer moins.
  2. Mais cette définition prend l'effet pour la cause. L'artiste, l'amoureux, le créateur ne désirent pas par défaut de quelque chose : ils débordent d'une force qui cherche à s'exprimer et à produire du nouveau. Le désir est d'abord cette qui veut s'accroître.
  3. Brider cette force au nom de la tranquillité, c'est préférer une vie plus petite à une vie plus grande. Affirmer ses désirs, jusque dans leur risque, c'est dire oui à ce que l'on est et vouloir que la vie aille au-delà d'elle-même.

Donc Donc une vie bonne n'est pas la plus paisible, mais la plus intense : celle qui affirme ses désirs au lieu de s'en défendre.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Vouloir, c'est vouloir croître
  1. nomme l'effort par lequel chaque être tend à persévérer dans son être et à augmenter sa puissance d'agir : le désir n'y est pas une faiblesse, c'est l'essence même de l'homme.
  2. y ajoute la : la vie ne cherche pas seulement à se conserver, elle veut surmonter et créer ; un désir n'est fort que parce qu'une vie veut, à travers lui, devenir plus qu'elle n'est.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait