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ObjectionL'objection de la vie rétrécie
À ne vouloir que le sûr et le simple, on s'épargne le trouble, mais on manque aussi la grandeur.
Objecte à
- Le tri promet la paix en réservant le désir aux objets simples et sûrs, ceux dont la satisfaction ne dépend que de nous.
- Mais ce que l'on écarte ainsi n'est pas seulement le superflu : c'est aussi tout ce qui, par nature, excède la mesure et échappe à notre maîtrise, l'amour qui peut être perdu, l'œuvre qui peut échouer, l'ambition qui peut blesser. Or c'est souvent de là que vient ce qui donne à une vie sa hauteur.
- La prudence épicurienne achète la tranquillité au prix de l'intensité : elle se met à l'abri du tourment, mais aussi de ce qui ne s'obtient qu'en acceptant de trembler. À trop mesurer ses désirs, on risque une vie sans reproche et sans éclat.
Donc Donc le tri, en nous protégeant du trouble, peut nous priver du meilleur : il reste à savoir si une vie bonne est une vie sans peine, ou une vie pleinement vécue.
Approfondissements
Le plaisir en repos suffit-il ?
- tient le plaisir suprême pour un état stable, l'absence de douleur et de trouble, non pour l'excitation qui s'élève et retombe.
- Mais on peut lui objecter, comme certains dès l'Antiquité, qu'un plaisir purement « en repos » ressemble à s'y méprendre à l'absence de désir, et qu'une vie qui ne veut plus rien d'incertain a déjà, par prudence, renoncé à beaucoup vivre.
Résolutions possibles de l'objection
Conteste
Problème