L'écologie
Ce thème traverse plusieurs grandes questions. Voici celles où il se joue.
Les questions qui l'éclairent
Envers qui avons-nous des devoirs moraux ?
Là où l'on trace le cercle, on décide qui l'on peut utiliser sans scrupule et qui l'on doit épargner : trop étroit, il autorise la cruauté ; trop large, il rend la vie ordinaire impossible. Se positionner, c'est dire qui compte vraiment, et jusqu'où s'étend ce que nous devons aux autres êtres.
Avons-nous des devoirs envers les générations futures ?
Peut-on devoir quelque chose à des êtres qui n'existent pas encore, ne réclament rien, et que nos choix feront naître tels ou tels ? Leur faire une place peut peser lourd sur les vivants ; les ignorer, c'est hypothéquer un monde que nous ne verrons pas. Se positionner, c'est dire jusqu'où notre responsabilité s'étend dans le temps.
Quelle place l'être humain doit-il occuper dans la nature : maître, gardien ou simple membre ?
Sommes-nous les propriétaires d'une nature à exploiter, les gardiens responsables d'un jardin confié, ou une espèce parmi d'autres sans droit particulier ? Selon la réponse, ce qu'on s'autorise à faire des forêts, des bêtes et du climat n'a plus les mêmes limites. Se positionner, c'est fixer ce que la nature peut légitimement attendre de nous.