Éthique environnementale
Déplacer la question morale : que devons-nous aux animaux, au vivant, aux générations futures, et ?
1949 – …
Courant né au XXe siècle de la crise écologique et de la question animale, qui conteste l'anthropocentrisme dominant : la valeur morale ne s'arrête pas à l'humanité. et sa land ethic étendent la communauté morale aux sols, aux eaux et aux espèces ; fonde l'écologie profonde sur la valeur propre de tout vivant et l'homme comme membre parmi d'autres ; et portent la cause animale, l'un au nom de la souffrance, l'autre des droits ; prêche le respect de la vie, une responsabilité envers les générations futures. Famille traversée de tensions, du souci de l'individu sensible à celui des touts écologiques, elle partage le refus de tenir la nature pour une simple ressource.
La valeur morale ne s'arrête pas à l'humanité : le doit s'ouvrir aux animaux sensibles, au vivant, voire aux écosystèmes.
L'homme n'est pas le de la nature mais un de la communauté du vivant, ou son gardien responsable.
Justification
Le geste fondateur du courant est d'élargir le au-delà des seuls humains, contre l' de la tradition. Où tracer la nouvelle frontière divise la famille : à tout être capable de souffrir pour , à tout être pour , aux eux-mêmes pour et . Toutes récusent l'idée que seul l'homme compte.
Singer, La Libération animale (1975) · Leopold, Almanach d'un comté des sables (1949)
Justification
Contre le programme de et , l'homme « maître et possesseur de la nature », le courant refuse la comme rapport premier au monde naturel. Il se partage entre deux réponses : l'homme d'une communauté du vivant, sans position privilégiée, chez et ; ou responsable que sa puissance même oblige, chez .
Næss, Écologie, communauté et style de vie (1976) · Jonas, Le Principe responsabilité (1979)