Les animaux
Ce thème traverse plusieurs grandes questions. Voici celles où il se joue.
Les questions qui l'éclairent
Envers qui avons-nous des devoirs moraux ?
Là où l'on trace le cercle, on décide qui l'on peut utiliser sans scrupule et qui l'on doit épargner : trop étroit, il autorise la cruauté ; trop large, il rend la vie ordinaire impossible. Se positionner, c'est dire qui compte vraiment, et jusqu'où s'étend ce que nous devons aux autres êtres.
Quelle place l'être humain doit-il occuper dans la nature : maître, gardien ou simple membre ?
Sommes-nous les propriétaires d'une nature à exploiter, les gardiens responsables d'un jardin confié, ou une espèce parmi d'autres sans droit particulier ? Selon la réponse, ce qu'on s'autorise à faire des forêts, des bêtes et du climat n'a plus les mêmes limites. Se positionner, c'est fixer ce que la nature peut légitimement attendre de nous.
Les comportements humains s'expliquent-ils d'abord par la nature ou par la culture ?
Si nos conduites tiennent à notre nature, elles changent difficilement et certaines différences paraissent données d'avance ; si elles viennent de la culture, presque tout pourrait être autre, au risque de nier des contraintes bien réelles. Se positionner, c'est dire ce qui, en l'humain, peut être transformé, et ce que l'éducation et la politique peuvent espérer.