L'épreuve qui approfondit
Sur l'axe: Sens de la souffrance · une épreuve traversée
Une épreuve traversée mûrit-elle, approfondit-elle, « ce qui ne me tue pas me rend plus fort » ? Ou n'est-ce là qu'une consolation, tant de douleurs ne faisant qu'écraser, aigrir, détruire ?
Après des mois de fatigue, on vous annonce une maladie sérieuse mais non mortelle : devant vous, une longue période d'épreuves, de douleurs et de renoncements, dont vous sortirez transformé d'une manière ou d'une autre. Le médecin vous laisse un vrai choix dans la manière d'aborder ce parcours. Une voie privilégie le confort et l'apaisement maximal, quitte à traverser tout cela en spectateur anesthésié. Une autre laisse place à l'inconfort, mais aussi à ce que cette traversée peut vous apprendre. Vous rentrez chez vous avec ces deux chemins en tête. Comment décidez-vous d'affronter ce qui vient ?
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Justification
La souffrance est pour Nietzsche une condition de grandissement : ce qui ne me tue pas me rend plus fort, et la discipline de la grande souffrance a produit toutes les élévations de l'humanité. Il méprise explicitement les morales qui font de l'abolition de la souffrance le but suprême.
Ce qui ne me fait pas mourir me rend plus fort.Crépuscule des idoles, « Maximes et flèches », §8
Par-delà bien et mal, §225 · Crépuscule des idoles, « Maximes et flèches », §8 · Le Gai Savoir, §338
Repères: Nietzsche · Pascal · Simone Weil
mène à: Le problème du mal (L'épreuve qui élève)