Justice ou pardon
Sur l'axe: Sens de la peine · la peine méritée
Faut-il toujours infliger la peine méritée, ou la clémence, la grâce, le pardon peuvent-ils légitimement y faire renoncer sans trahir la justice ?
Justification
Dans le De clementia adressé à Néron, et dans le , Sénèque refuse la vengeance : on punit non parce qu'on a péché mais pour qu'on ne pèche plus, en regardant l'avenir, non le passé. Le châtiment vise la correction du coupable et la dissuasion d'autrui, jamais la satisfaction d'une colère rétributive.
Nul homme sensé ne punit parce qu'on a péché, mais afin qu'on ne pèche plus.De la colère, I, 19 (citant Platon)
De la colère, I, 16 et 19 (punir pour corriger, non pour se venger) · De la clémence, I (la clémence du prince)
Justification
La clémence, vertu maîtresse du prince, dispose à la douceur dans la fixation des peines et à l'indulgence envers la faute d'autrui, par grandeur d'âme plutôt que par mérite du coupable. Cette inclination à excuser et à comprendre les errements humains penche vers une remise inconditionnelle, fondée sur la magnanimité du .
De la clémence, II, 3-7 (la clémence, inclination de l'âme à la douceur) · De la colère, II, 28-34 (être indulgent, car nous faillissons tous)
Repères: Sénèque
mène à: Pardon (Justice ou miséricorde)