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Conditionnalisme
Axe: Pardon — Le pardon doit-il être inconditionnel, ou dépend-il du repentir du coupable ?
Le pardon suppose que le coupable reconnaisse sa faute et la regrette : pardonner à qui ne demande rien, c'est trahir les victimes et banaliser le mal. Certains crimes, restés sans repentir, demeurent impardonnables.
Philosophes 2
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Benthamextrapolée
Comme toute peine est un mal qui ne se justifie que par son utilité, infliger une souffrance sans bénéfice net est injustifiable ; Bentham répertorie ainsi les cas où la peine est inopportune, notamment lorsqu'elle serait inefficace ou non rentable. On peut en inférer qu'excuser ou remettre la peine y obéit aux mêmes conditions d'utilité, ce qui rattache l'idée d'un pardon ou d'une indulgence à un examen conditionnel, sans que Bentham traite explicitement du pardon comme tel.
Introduction aux principes de la morale et de la législation, ch. XIII (les cas où la peine ne doit pas être infligée)
Schopenhauerinférable
Le caractère étant inné et immuable, celui qui vous a nui une fois porte en lui de le refaire : oublier serait imprudent. Le pardon qui efface l'expérience acquise dilapide un savoir chèrement payé sur les hommes ; on peut cesser d'en vouloir sans effacer ce que la faute a révélé du caractère.
Parerga et Paralipomena, « Aphorismes sur la sagesse dans la vie »
- PrescriptifMorale QuestionY a-t-il de l'impardonnable ?
Certaines fautes, certains crimes sont-ils trop grands pour être un jour pardonnés, ou rien n'est-il par principe au-delà du pardon ?
la faute