← Tous les problèmes

PrescriptifExistentielle

La beauté sauve-t-elle ?

Sur l'axe: Le beau dans la vie · l'existence tout entière

Le beau n'est-il qu'un ornement, ou ce qui rachète une existence par ailleurs absurde ou souffrante et la rend supportable ?

Positions de philosophes

Nietzsche

Majeur
−0.8
Justification

Ce n'est qu'en tant que phénomène esthétique que l'existence et le monde sont justifiés à jamais : la thèse de la subordonne le sens de la vie au registre esthétique plutôt que moral. L'art, et non la morale, est l'activité proprement métaphysique de l'homme.

Ce n'est qu'en tant que phénomène esthétique que l'existence et le monde apparaissent comme justifiés à jamais.La Naissance de la tragédie, §5

La Naissance de la tragédie, §5 et §24 · La Naissance de la tragédie, « Essai d'autocritique », §5

Majeur
0
75
25
0
Justification

La mort de Dieu prive l'existence de toute fin donnée d'avance et ouvre le risque du nihilisme, ce que reflète une part d'. Mais la réponse de Nietzsche est la transmutation des valeurs et la création de sens par la : un sens construit, non découvert. Aucune téléologie cosmique n'est admise.

Le Gai Savoir, §125 et §301 · Ainsi parlait Zarathoustra, « Des mille et un buts »

Schopenhauer

inférable
+0.2
Justification

L'art est un « quiétif » du vouloir, un sabbat où cesse un instant le travail forcé du désir, et à ce titre l'expérience esthétique est le plus haut des biens accessibles dans le monde. Mais elle ne dure pas, le génie n'est pas le saint, et la hiérarchie finale place la sainteté éthique, la négation du vouloir, au-dessus de la seule contemplation du beau.

Le Monde comme volonté et comme représentation, livres III et IV

Majeur
0
5
10
85
Justification

Le monde n'offre aucune fin à réaliser : le est sans but et l'histoire n'accomplit rien. La seule issue est sotériologique : que le vouloir, se reconnaissant dans le spectacle universel de la souffrance, se retourne contre lui-même et se nie, par l' volontaire dont les saints et les mystiques de toutes les traditions offrent le modèle. Ce « rien » final n'est pas un désespoir mais une délivrance, que Schopenhauer rapproche, dans une lecture personnelle et aujourd'hui discutée des traditions indiennes, du bouddhiste.

Pour tous ceux qui sont encore pénétrés du vouloir, ce qui reste après sa suppression complète n'est assurément rien. Mais à l'inverse, pour ceux en qui le vouloir s'est retourné et nié, c'est notre monde si réel, avec tous ses soleils et toutes ses voies lactées, qui est le néant.Le Monde comme volonté et comme représentation, §71

Le Monde comme volonté et comme représentation, §71

Repères: Nietzsche · Dostoïevski · Schopenhauer

mène à: Le sens de la vie