Le beau et le bien
Sur l'axe: Le beau dans la vie · une belle action
Le beau et le bien ne font-ils qu'un, ou sont-ils rivaux : la beauté élève-t-elle l'âme vers le bien, ou séduit-elle en flattant les apparences contre le devoir ?
Justification
La beauté joue un rôle anagogique unique : elle est la seule Forme qui resplendit dans le sensible et qui, par l'éros, met l'âme en marche vers l'intelligible. Mais elle reste subordonnée au Bien et à la justice : la poésie séduisante est bannie de la cité si elle corrompt l'âme, et le beau ne vaut qu'en tant qu'il conduit au vrai et au bien.
Phèdre, 250d-251b · République, III, 401b-403c
Justification
L'art n'est jamais jugé sur le plaisir qu'il procure mais sur sa vérité et son effet moral : la poésie mimétique est condamnée parce qu'elle flatte la partie inférieure de l'âme et s'éloigne du vrai. Inversement, la admet une musique et des récits réglés qui forment le caractère et accordent l'âme à l'harmonie, faisant de l'art un instrument de formation.
République, X, 605a-608b · République, III, 398c-401d
Repères: Schiller · Shaftesbury · Platon · Kant
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