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Rapport aux autres· Morale

Légalisme

Axe: Lettre ou esprit de la règleFaut-il appliquer les règles à la lettre ou selon leur esprit ?

Une règle juste vaut pour tous et ne souffre pas d'exception : c'est précisément ce qui la rend fiable et équitable. Admettre des accommodements au cas par cas, c'est ouvrir la porte à l'arbitraire et aux complaisances que chacun s'accorde à soi-même.

Qui défend cette position

Philosophes 3

Kantexplicite

Le devoir s'impose comme une loi stricte que la raison se donne, et Kant en tire un rigorisme célèbre : l'interdiction de mentir ne souffre aucune exception, même pour sauver une vie. Le moindre fléchissement au profit des circonstances ruinerait l'inconditionnalité de la loi morale, ce qui place fermement Kant du côté du légalisme.

D'un prétendu droit de mentir par humanité · Fondements de la métaphysique des mœurs, section II

Afficher les positions inférées (2)
Benthaminférable

Bentham veut un droit entièrement codifié, clair et systématique, où chaque délit et chaque peine sont définis par avance, afin de soustraire la justice à l'arbitraire du juge et à la déraison de la common law. Cette confiance dans des règles explicites et préétablies, plutôt que dans le jugement prudentiel cas par cas, le situe du côté du légalisme, même si la règle elle-même reste justifiée par l'utilité.

Of Laws in General et Constitutional Code (le projet de codification) · A Fragment on Government (contre l'arbitraire de la common law)

Millinférable

Mill se défend de devoir recalculer l'utilité à chaque acte : l'humanité a accumulé, par l'expérience, des règles secondaires (ne pas mentir, ne pas tuer) qui condensent les leçons sur ce qui sert le bonheur. Ces règles guident la conduite ordinaire, mais elles restent subordonnées au principe d'utilité et peuvent céder en cas de conflit : un légalisme tempéré, ouvert à l'.

L'Utilitarisme, ch. 2 (les corollaires du principe et les cas de conflit de règles)