Axe: Espoir — L'espoir est-il une force qui fait vivre et agir, ou une illusion dont il faut se déprendre ?
Espérer n'est pas se bercer d'illusions : c'est une condition de l'action et du progrès. L'espérance oriente nos efforts vers ce qui n'est pas encore, soutient l'engagement moral et ouvre l'avenir comme champ du possible.
L'espérance est chez Thomas l'une des trois vertus théologales : tendue vers le bien futur ardu mais possible qu'est la béatitude, elle s'appuie sur le secours de la grâce divine. Loin d'une lucidité sans espoir, l'existence chrétienne est orientée par l'attente confiante d'une fin qui dépasse les forces de la nature, ce qui place Thomas à l'extrême du pôle de l'espérance.
« Que m'est-il permis d'espérer ? » est l'une des trois questions cardinales de la philosophie. Les postulats de la raison pratique, liberté, immortalité de l'âme et Dieu, fondent une espérance rationnelle que le souverain bien, l'accord de la vertu et du bonheur, est possible : c'est un principe espérance assumé.
Critique de la raison pure, Canon de la raison pure · Critique de la raison pratique, Dialectique
Fondements et implications
↑ Ce qui la fondeUne feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.
↑ Ce qui la fonde
Tonalité du réel
Si le réel est ordonné vers le bien et que l'histoire progresse, l'espérance n'est pas une illusion mais une lecture juste du monde. L'optimisme métaphysique fonde le principe espérance : attendre le meilleur, c'est s'accorder au sens même du réel. Kant range d'ailleurs l'espérance parmi les questions cardinales de la raison, « que m'est-il permis d'espérer ? ».
↓ Ce qu'elle implique
Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.