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ArgumentLe cogito
Même si je doute de tout, je ne peux douter que je pense.
Soutient
Descartes · · 1641
- Poussons le aussi loin qu'il aille : admettons qu'un malin génie me trompe sur le monde, sur mon corps, sur les vérités mêmes des mathématiques.
- Mais pour être trompé, encore faut-il que je pense ; et si je pense, j'existe, au moins comme chose pensante. Me tromper là-dessus exigerait encore que je pense.
- La proposition « je suis, j'existe » est donc vraie chaque fois que je la formule : le doute, loin de l'ébranler, la confirme à chaque tentative pour la nier.
Donc Donc il existe au moins une vérité indubitable : le doute a une limite, et le savoir un point d'appui définitif.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Du cogito au critère de l'évidence
- Ce qui rend le cogito irrésistible, dit Descartes, c'est que je le conçois de façon claire et distincte : aucune obscurité n'y laisse prise au doute.
- Or si l'évidence est la marque du vrai dans ce cas, elle peut l'être ailleurs : tout ce que je conçois aussi clairement mérite la même certitude. Le cogito n'est pas une exception, c'est un modèle.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Problème