Voir l'axe · Rapport à la certitude

Objection

Le succès de la connaissance

Si rien n'était plus assuré que son contraire, comment expliquer que le savoir réussisse ?

Objecte à

  1. Le sceptique soutient qu'à toute affirmation s'oppose une affirmation contraire de force égale : aucune ne mériterait davantage notre assentiment.
  2. Pourtant certaines connaissances réussissent là où leur contraire échouerait : l'astronome annonce l'éclipse à la minute près, la médecine fait reculer des maladies, l'ingénieur lance une sonde qui atteint sa cible à des milliards de kilomètres.
  3. Si toutes les thèses se valaient, ces réussites répétées seraient un pur miracle. Le plus simple est d'admettre que certaines croyances sont mieux fondées que leur contraire, sans être pour autant définitives.

Donc Donc l'équilibre parfait des raisons est un leurre : l'expérience tranche, et certaines de nos croyances ont gagné le droit d'être préférées.

Approfondissements
L'argument du non-miracle
  1. Le philosophe en a fait un argument célèbre : le succès durable de la science serait un miracle si ses théories ne saisissaient rien de réel.
  2. Le sceptique peut répondre que « cela fonctionne » ne prouve pas « cela est vrai » : un instrument efficace peut reposer sur une théorie fausse, comme on a longtemps calculé juste à partir de cieux imaginaires.
Résolutions possibles de l'objection

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