Voir l'axe · Rapport à la certitude

Objection

L'objection d'auto-réfutation

Affirmer qu'on ne peut rien affirmer se contredit soi-même.

Objecte à

tradition aristotélicienne

  1. Le sceptique soutient une thèse : « aucune thèse n'est certaine ». Mais cette thèse-là, la tient-il pour certaine ?
  2. S'il la tient pour certaine, il se contredit : voilà au moins une certitude. S'il ne la tient pas pour certaine, alors elle ne nous oblige à rien, et nous pouvons continuer d'affirmer.
  3. De plus, nul ne vit son scepticisme : pour agir, parler, se nourrir, le sceptique fait à chaque instant confiance à mille croyances qu'il prétend suspendre.

Donc Donc le doute universel ne tient pas jusqu'au bout : quelque chose est toujours déjà tenu pour vrai.

Approfondissements
La parade pyrrhonienne
  1. Le sceptique conséquent répond que sa formule n'est pas une thèse de plus, mais un constat qui « se purge lui-même », comme une drogue évacuée avec les humeurs qu'elle chasse.
  2. Reste l'objection pratique : même purgée, sa suspension ne dit pas comment agir, et la vie tranche pour lui ce qu'il refuse de trancher en pensée.
Résolutions possibles de l'objection

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