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ObjectionL'objection d'auto-réfutation
Affirmer qu'on ne peut rien affirmer se contredit soi-même.
Objecte à
tradition aristotélicienne
- Le sceptique soutient une thèse : « aucune thèse n'est certaine ». Mais cette thèse-là, la tient-il pour certaine ?
- S'il la tient pour certaine, il se contredit : voilà au moins une certitude. S'il ne la tient pas pour certaine, alors elle ne nous oblige à rien, et nous pouvons continuer d'affirmer.
- De plus, nul ne vit son scepticisme : pour agir, parler, se nourrir, le sceptique fait à chaque instant confiance à mille croyances qu'il prétend suspendre.
Donc Donc le doute universel ne tient pas jusqu'au bout : quelque chose est toujours déjà tenu pour vrai.
Approfondissements
La parade pyrrhonienne
- Le sceptique conséquent répond que sa formule n'est pas une thèse de plus, mais un constat qui « se purge lui-même », comme une drogue évacuée avec les humeurs qu'elle chasse.
- Reste l'objection pratique : même purgée, sa suspension ne dit pas comment agir, et la vie tranche pour lui ce qu'il refuse de trancher en pensée.
Résolutions possibles de l'objection
Conteste
Problème