Faut-il suivre la nature ?
Sur l'axe: Place de l'homme dans la nature · l'ordre naturel
La nature est-elle un ordre sage qu'il faut imiter et respecter, ou une puissance aveugle qui broie et affame sans égard pour le bien ? Dire d'une chose qu'elle est naturelle nous apprend-il quoi que ce soit sur sa valeur ?
Justification
La morale stoïcienne est universaliste : il existe une loi naturelle, expression du unique, qui vaut pour tous les êtres rationnels en tout lieu. Le bien et le mal ne dépendent ni des conventions ni des cités : vivre selon la nature, c'est vivre selon cette raison commune à l'humanité entière.
Cicéron, De la République, livre III · Marc Aurèle, Pensées pour moi-même, IV, 4
Justification
Le principe d'utilité vaut comme critère universel du bien, le même pour tous les hommes et tous les temps : Mill ne relativise pas la morale aux cultures. Le bien y est un fait objectif, le bonheur, mesurable par ses effets, ce qui le range du côté d'un naturaliste plutôt que du relativisme.
L'Utilitarisme, ch. 2 et 4 (le principe du plus grand bonheur comme critère universel)
Repères: les stoïciens · Mill
mène à: Statut des normes (métaéthique) (Trouvée, imposée, ou construite ?)