L'énigme d'Épicure
Sur l'axe: Le problème du mal · le mal et les attributs de Dieu
Dieu peut-il empêcher le mal sans le vouloir, ou le veut-il sans le pouvoir ? Une des trois choses, sa puissance, sa bonté, ou la réalité du mal, doit céder : laquelle ?
On prête à un vieux dilemme, rapporté par Lactance et rappelé par : ou bien Dieu veut supprimer le mal sans le pouvoir, ou bien il le peut sans le vouloir, ou bien il ne le peut ni ne le veut, ou bien il le peut et le veut. Impuissant, il n'est pas tout-puissant ; sans volonté de le faire, il n'est pas bon ; ni l'un ni l'autre, pourquoi l'appeler Dieu ? Et s'il le peut et le veut, d'où vient alors le mal ?
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Justification
Le dilemme dit épicurien, transmis par Lactance, conclut qu'un Dieu à la fois bon et tout-puissant est incompatible avec l'existence du mal : ou il veut l'empêcher sans le pouvoir, ou il le peut sans le vouloir. Chez Épicure, les dieux bienheureux ne se mêlent pas du monde.
Lactance, De la colère de Dieu, 13 (dilemme attribué) ; Lettre à Ménécée
Justification
Dans les Dialogues sur la religion naturelle, Philon reprend les vieilles questions d'Épicure : devant la masse des souffrances du monde, la bonté et la toute-puissance divines ne se laissent pas inférer de la nature. Le mal est l'écueil de la théologie naturelle.
Dialogues sur la religion naturelle, X-XI