Rapport au monde· Nature et vivant
Permanence de l'être
Axe: L'être et le devenir — Le réel est-il, au fond, ce qui demeure ou ce qui devient ?
Ce qui est réellement ne peut ni naître ni périr : le changement, qui fait qu'une chose est puis n'est plus, contredit l'être même. Le devenir sensible est apparence, opinion des mortels ou monde des ombres ; la pensée n'atteint le vrai qu'en s'élevant à ce qui demeure, l'Être immuable ou les Formes éternelles.
Philosophes 1
Platonexplicite
Le sensible, en perpétuel devenir, ne peut être objet de science : on n'y rencontre rien de stable à connaître. Ce qui est réellement, ce sont les Formes intelligibles, immuables et éternelles, dont les choses changeantes ne sont que des participations. Platon accorde pourtant au devenir sa consistance propre : le monde sensible n'est pas rien, il est une image mobile de l'éternité.
Timée, 27d-28a · République, VI-VII · Cratyle, 439c-440