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ArgumentNous sommes des héritiers
La profondeur d'une vie ne tient ni à l'instant ni au seul projet, mais au fil qui la relie à ceux d'avant et d'après.
Soutient
Confucius, Burke · Entretiens ; Réflexions sur la Révolution de France
- Avant de rien projeter ou de rien savourer, nous avons déjà tout reçu : une langue, un savoir, des outils, un monde habitable que d'autres ont bâti et nous ont légué sans que nous l'ayons mérité.
- Mesurer sa vie à ses seuls plaisirs ou à ses seules réussites, c'est se couper de cette profondeur. Pour comme pour , la communauté est un , un pacte entre les morts, les vivants et ceux qui ne sont pas encore nés. Honorer ses dettes envers le passé, par la ou la simple gratitude, c'est reconnaître ce que l'on doit.
- Et transmettre à son tour, un savoir, une mémoire, un monde tenable, c'est donner à sa vie brève une part dans un temps plus vaste. Ce qui passe par nous nous dépasse : voilà qui délivre de la hantise d'« optimiser » des heures qu'on croyait n'avoir qu'à soi.
Donc Donc bien vivre le temps, c'est se savoir un passage : recevoir avec gratitude, transmettre avec soin, et trouver là une profondeur que ni l'instant ni le projet ne donnent.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Un pacte entre les générations
- définissait la société comme un partenariat entre ceux qui vivent, ceux qui sont morts et ceux qui doivent naître. La vie de chacun n'en est qu'un moment, mais ce moment porte tout le reste.
- Loin d'écraser l'individu, cette vue le soulage : il n'a pas à tout inventer ni à tout réussir dans le court empan de ses années ; il lui suffit de tenir son maillon, de recevoir et de transmettre fidèlement.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Objection