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ObjectionL'instant qui glisse
À ne vivre que l'instant, on effleure la vie sans jamais l'habiter.
Objecte à
- Vivre dans le présent, dit-on, c'est se délivrer du regret et de l'attente. Mais l'instant, par nature, ne dure pas : à peine goûté, il faut déjà passer au suivant.
- Cette course de plaisir en plaisir, de moment fort en moment fort, ressemble à s'y méprendre à ce que nommait le : non pas le repos, mais une agitation qui empêche de se retrouver seul avec soi-même.
- Faute d'un fil qui relie ses journées, le présentiste risque une vie sans épaisseur : une succession d'instants vifs et vite oubliés, qui ne se rassemblent en rien, ni œuvre, ni lien durable, ni mémoire.
Donc Donc habiter le seul présent n'est peut-être pas la paix, mais une autre fuite, plus douce : celle qui esquive la profondeur au lieu d'esquiver l'ennui.
Approfondissements
Le touriste de ses propres journées
- On reconnaît cette vie à un signe : tout y est consommé, rien n'y est gardé. Les expériences s'accumulent comme des images sur un écran, sans laisser de trace.
- Le reproche n'est pas de jouir du présent, mais de n'en faire que cela : à ne rien laisser mûrir, on traverse ses années en visiteur, jamais en habitant.
Résolutions possibles de l'objection
Conteste