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PrescriptifPolitique et droit

Les lois non écrites

Sur l'axe: La loi et la conscience · les lois non écrites

Antigone enterre son frère contre le décret de la cité, au nom de lois que nul n'a écrites : s'il existe un droit au-dessus des lois, une loi qui le viole est-elle encore une loi, ou seulement un ordre ?

Positions de philosophes

Thomas d'Aquin

inférable
85
15
0
0
Justification

La doctrine thomiste de la est l'ancêtre médiéval des droits naturels : il existe un juste qui ne dépend pas de la volonté du législateur mais de la nature ordonnée par Dieu, et la loi humaine ne fait que déterminer ou appliquer cette norme antérieure. Le droit positif tire sa validité de sa conformité au droit naturel ; il n'est pas tenu pour une pure création du souverain, ce qui range Thomas du côté des droits naturels contre le positivisme juridique à venir.

Somme théologique, Ia-IIae, q. 95, a. 2

Locke

Majeur
90
0
5
5
Justification

L'état de nature n'est pas une licence : il est régi par une loi naturelle que la raison découvre. Comme tous les hommes sont l'ouvrage d'un même Créateur, envoyés au monde par son ordre et pour son service, nul n'a le droit de détruire autrui ni de le réduire à sa merci. De cette égalité originelle Locke déduit, non un simple devoir de ne pas nuire, mais des droits subjectifs corrélatifs, à la vie, à la liberté et aux biens, que chacun porte avant tout gouvernement. Le pouvoir n'est dès lors légitime que pour les garantir ; les violer le rend tyrannique. Ces « droits inaliénables » passeront presque mot pour mot dans la Déclaration d'indépendance américaine.

Second Traité du gouvernement civil, II-V

Repères: Thomas d'Aquin · Locke

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