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Rapport à soi· Adversité

Révolte

Axe: Rapport au passéFace à ce qui est arrivé et ne peut être changé, faut-il l'aimer ou se révolter ?

Consentir à tout ce qui est arrivé, c'est risquer de bénir aussi l'injustice et le mal. La dignité humaine exige de maintenir le refus : reconnaître ce qui fut sans jamais l'approuver, et puiser dans cette révolte la force d'agir.

Qui défend cette position

Philosophes 1

Camusexplicite

L'esclave qui dit non à son maître ne refuse pas seulement un ordre : en traçant la limite qu'on ne franchira plus, il affirme qu'il y a en lui quelque chose qui vaut et qui vaut pour tous. Camus tire de ce geste un raisonnement décisif : le non du révolté révèle une valeur qui déborde l'individu, si bien que la fait passer du constat solitaire de l'absurde à une solidarité, comme le cogito faisait passer du doute à la certitude. Le refus de ce qui humilie, et non le consentement au donné, devient ainsi le principe d'une existence digne, et le fondement immanent d'une morale sans Dieu.

L'Homme révolté (1951)

Fondements et implications
↑ Ce qui la fondeRévolte — Rapport au passé!RévolteRapport au passé
Prescriptif
Pensée tragique — Tonalité du réel=Pensée tragiqueTonalité du réel
Descriptif
Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.

Ce qui la fonde

Tonalité du réel

Si le monde n'est ni rationnel ni bienveillant, si la souffrance et le non-sens sont au cœur du réel, la lucidité refuse à la fois le suicide et l'espérance consolatrice. La pensée tragique fonde alors une attitude de révolte, qui maintient la tension du vivre sans se résigner, comme chez Camus.

Ce qu'elle implique

Une feuille, une application qui ne fonde rien d'autre ici.