Voir l'axe · Une machine peut-elle penser

ObjectionAttaque la position

L'objection du privilège de la chair

Ce qui rend les choses importantes, c'est d'avoir quelque chose à perdre, et rien ne réserve cela au carbone.

Objecte à

Dennett · La Diversité des esprits · 1996

  1. L'argument fait du besoin de se maintenir la condition de la pensée. Mais ce besoin décrit comment la pensée est apparue chez nous ; il ne montre pas encore qu'elle ne pourrait apparaître autrement.
  2. On peut d'ailleurs dire précisément ce que le métabolisme apporte : une vulnérabilité, des buts propres, une dépendance au monde qui fait que les choses importent. Or aucun de ces traits ne tient à la chimie du carbone.
  3. Qu'un artefact soit vulnérable, dépendant de ressources qu'il doit chercher, exposé à une destruction qu'il évite pour son compte, et il possède ce que l'argument exigeait. Le lui refuser encore, c'est avouer que le critère n'était pas le souci mais la matière, et l'on ne dit plus pourquoi la matière compterait.
  4. Nous avons déjà connu cette frontière : on a longtemps tenu la matière vivante pour animée d'un principe propre que la chimie ne pouvait produire, ce qu'on a nommé le . La frontière a reculé sans qu'aucun décret l'ait tracée.

Donc Donc l'argument n'établit pas que seul le vivant pense : il établit qu'il faut, pour penser, un être qui ait quelque chose à perdre, ce qui reste ouvert à d'autres êtres que nous.

Résolutions possibles de l'objection

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