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ArgumentEmpêcher le mal quand on le peut
Si je peux empêcher un grand mal au prix d'un sacrifice mineur, je dois le faire, où que soit la victime : nos devoirs ne s'arrêtent pas à l'abstention de nuire.
Soutient
Singer · « Famine, richesse et morale » · 1972
- La souffrance et la mort par manque de nourriture, d'abri ou de soins sont des maux : nul ne le conteste.
- Or si nous pouvons empêcher un tel mal sans sacrifier rien de comparable, un peu d'argent, un peu de confort, nous devons le faire : c'est ce que chacun sent devant . Refuser ce principe, c'est dire qu'un enfant qui meurt compte moins que nos petits agréments.
- Ce principe ne connaît pas de frontière : ni l'éloignement, ni le fait que d'autres pourraient aider, ni le nombre des victimes n'atténuent l'obligation ; ce qui compte est que je puisse agir, et à quel coût.
Donc Donc la morale exige bien plus que « ne pas nuire » : tant qu'un grand mal reste évitable à un coût modeste, ne pas agir, c'est y consentir. L'aide aux plus démunis, où qu'ils soient, est un , non une faveur.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Pourquoi la distance ne compte pas
- La proximité n'a jamais été une raison morale, seulement une limite pratique : jadis on ne pouvait ni savoir ni agir au loin.
- Aujourd'hui qu'on le peut, l'excuse tombe : la mort d'un enfant ne pèse pas moins parce qu'elle a lieu à dix mille kilomètres, et un virement l'atteint aussi sûrement qu'un bras tendu.
À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?
Pas du tout
Tout à fait
Mise à l'épreuve
Objection