Voir l'axe · Exigence morale

Argument

Empêcher le mal quand on le peut

Si je peux empêcher un grand mal au prix d'un sacrifice mineur, je dois le faire, où que soit la victime : nos devoirs ne s'arrêtent pas à l'abstention de nuire.

Soutient

Singer · « Famine, richesse et morale » · 1972

  1. La souffrance et la mort par manque de nourriture, d'abri ou de soins sont des maux : nul ne le conteste.
  2. Or si nous pouvons empêcher un tel mal sans sacrifier rien de comparable, un peu d'argent, un peu de confort, nous devons le faire : c'est ce que chacun sent devant . Refuser ce principe, c'est dire qu'un enfant qui meurt compte moins que nos petits agréments.
  3. Ce principe ne connaît pas de frontière : ni l'éloignement, ni le fait que d'autres pourraient aider, ni le nombre des victimes n'atténuent l'obligation ; ce qui compte est que je puisse agir, et à quel coût.

Donc Donc la morale exige bien plus que « ne pas nuire » : tant qu'un grand mal reste évitable à un coût modeste, ne pas agir, c'est y consentir. L'aide aux plus démunis, où qu'ils soient, est un , non une faveur.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait
Approfondissements
Pourquoi la distance ne compte pas
  1. La proximité n'a jamais été une raison morale, seulement une limite pratique : jadis on ne pouvait ni savoir ni agir au loin.
  2. Aujourd'hui qu'on le peut, l'excuse tombe : la mort d'un enfant ne pèse pas moins parce qu'elle a lieu à dix mille kilomètres, et un virement l'atteint aussi sûrement qu'un bras tendu.

À quel point ce raisonnement vous convainc-t-il ?

Pas du tout
Tout à fait